Les revendications de la jeunesse doivent être écoutées, pas réprimées ! En grève le 6 octobre !

2026-10-02  

Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude, le manque de personnels, les classes surchargées, les dysfonctionnements de leurs établissements et, plus largement, pour leur avenir. Pour la FSU 64, le SNUDI-FO 64, le SNFOLC 64, Sud Éducation 64-40, la CGT Éduc’action 64 et LAB, la mobilisation des lycéen·nes est légitime.

irudia

Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude, le manque de personnels, les classes surchargées, les dysfonctionnements de leurs établissements et, plus largement, pour leur avenir. L’année s’est terminée difficilement avec une canicule dans des bâtiments inadaptés et sans matériel permettant de ventiler ou refroidir les lieux, la nouveauté de la rentrée pour les lycéen·nes est l’interdiction du téléphone. Rien du côté de l’adaptation face au changement climatique, rien du côté des conditions d’études. Pour la FSU 64, le SNUDI-FO 64, le SNFOLC 64, Sud Éducation 64-40, la CGT Éduc’action 64 et LAB, la mobilisation des lycéen·nes est légitime.

Les principales revendications des lycéen·nes rejoignent les nôtres ! Iels demandent :
- Des enseignant·es en nombre suffisant pour éviter des classes surchargées et assurer leur
remplacement ;
- Des AED, des AESH, des psychologues, médecins et infirmier·es scolaires, des assistant·es
sociales en nombre suffisant ;
- La fin de la sélection par Parcoursup ;
- Des emplois du temps respectueux des élèves ;
- Des conditions matérielles d’études décentes, dont la rénovation du bâti scolaire ;

De nombreux établissements se sont mobilisés, souvent sous la forme de blocage, dans les lycées Louis de Foix, Cassin, Etxepare, Paul Bert à Bayonne, Cantau à Anglet, Gaston Fébus à Orthez, Barthou et Saint-John Perse à Pau, Ravel à Saint-Jean-de-Luz.

L’organisation est souvent spontanée et tout ceci confirme un ras-le-bol global, généralisé et qui n’est pas le fait de quelques manipulateurs ou de politiques qui instrumentalisent comme on peut le lire ici ou là. Les demandes des jeunes ne sont pas nouvelles. Cela fait des années que la question des conditions d’études est posée, par les élèves comme par les personnel·les. L’institution n’y répond toujours pas : les classes restent surchargées et les bâtiments se dégradent. Le gouvernement dit se préoccuper de la santé mentale des jeunes mais n’agit pas.

Face à cela, la colère des lycéen·nes est légitime. Répondre à leurs revendications est une urgence. Pourtant, le gouvernement leur envoie les forces de l’ordre pour lever les blocages, les provoquer, puis les gazer, sans répondre en rien aux préoccupations exprimées. Nous avons pu constater les provocations et les gazages policiers envers la jeunesse, notamment au lycée Louis de Foix.

Faut-il rappeler qu’il s’agit d’adolescent·es inquiet·es pour leur avenir, en demande de reconnaissance et qui revendiquent de meilleures conditions d’étude ? L’usage de la force ne peut constituer une réponse à l’expression d’une colère ou de revendications, particulièrement lorsqu’il s’agit de jeunes, parfois mineur·es. Les établissements scolaires ne doivent pas devenir des lieux où l’on intimide, sanctionne ou réprime celles et ceux qui contestent et qui proposent légitimement.

Parce que les revendications des lycéen·nes sont légitimes et rejoignent celles des personnel·les, la FSU 64, le SNUDI-FO 64, le SNFOLC 64, Sud Éducation 64-40, la CGT Éduc’action 64 et LAB condamnent la répression policière et les violences qu’elles et ils subissent et appellent dès à présent les personnels de l’Education Nationale à rejoindre, soutenir et protéger la jeunesse en lutte. Nous appelons les personnel·les à rejoindre la grève du mardi 6 octobre, journée de mobilisation lycéenne.

Iruzkinak egiteko aukera desgaituta dago

Gure ahotsak batu ditzagun gure lanbideen alde!