Face au fascisme et au capitalisme, syndicalisme féministe !
Nous voulons révolutionner le monde. Nous voulons tout changer. Nous avons pris depuis longtemps l’engagement de transformer la réalité dans laquelle nous vivons, et nous poursuivons ce combat.
Nous traversons la phase la plus brutale du capitalisme : les richesses se concentrent toujours davantage entre les mains d’une minorité, tandis que la pauvreté et la précarité touchent un nombre croissant de personnes. Dans le même temps, le fascisme, l’extrême droite et les idées réactionnaires, racistes, antiféministes et transphobes se répandent. On nous dit que les possibilités d’une vie digne sont de plus en plus limitées, tandis que la haine, la peur et le contrôle façonnent les débats et l’agenda politique.
Mais face à celles et ceux qui cherchent à provoquer le désespoir et l’immobilisme, nous nous organisons depuis le féminisme pour faire face à ce monde. Nous avons fait ce choix il y a longtemps et nous croyons que le syndicalisme est aussi un outil pour cela. Nous nous sommes organisées lorsque nous avons obtenu les premières déléguées femmes afin d’articuler nos propres luttes dans le monde du travail. Nous nous sommes organisées dans les rues de nos villes et villages d’Euskal Herria pour défendre le droit à l’avortement par des mobilisations massives. Nous nous sommes organisées face à la menace d’imposer le travail dominical dans le commerce, pour revendiquer la vie face au capital, en plaçant les soins et la vie de toutes et tous au centre, en dénonçant la haine et les politiques de mort.
Les victoires que nous avons remportées sont nombreuses. Et aujourd’hui encore, nous continuons à descendre dans la rue avec la volonté de nous organiser et de lutter contre le système capitaliste, hétéronormatif, patriarcal et colonial. Nous continuons à nous organiser face aux multiples formes d’oppression que ce système génère : en développant des stratégies collectives contre les violences sexistes, dans les rues comme sur les lieux de travail, ou encore dans la lutte contre l’écart salarial.
Nous voulons être en première ligne du combat syndical. Nous voulons être les protagonistes de cette lutte, la clé du changement. Le 8 mars, toutes les femmes* sommes prêtes à occuper les rues !
Aujourd’hui est aussi une journée pour revendiquer le syndicalisme féministe, pour continuer à construire des alliances féministes face au fascisme et au capitalisme. Face à la réorganisation du capitalisme qui avance main dans la main avec l’autoritarisme et le fascisme, notre réponse est un syndicalisme féministe de contre-pouvoir. Parce qu’un autre monde est possible depuis le féminisme !
La lutte féministe vaut la peine !








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