Accident de travail : mobilisation à Uztaritze
Nous nous sommes réuni·es vendredi 16 janvier à Uztaritze, pour rendre hommage aux travailleurs victimes d’un accident du travail le jeudi 8 janvier dernier à Urrugne. Tout d’abord, nous adressons toutes nos condoléances aux familles, ami·e·s et collègues des victimes.
Nous nous sommes réuni·es vendredi 16 janvier à Uztaritze, pour rendre hommage aux travailleurs victimes d’un accident du travail le jeudi 8 janvier dernier à Urrugne. Tout d’abord, nous adressons toutes nos condoléances aux familles, ami·e·s et collègues des victimes. Le premier n’est pas rentré vivant du travail et est décédé. Le second a été grièvement blessé et nous espérons, qu’il s’en sortira sans trop de séquelles. Nos premières pensées vont aux victimes.
Nous ne pouvons pas laisser ce drame passer sans le nommer, sans le pleurer, sans le dénoncer. Nos organisations syndicales CGT construction, FSU, LAB et Solidaires Pays Basque ont activé leur protocole contre les accidents graves au travail en organisant ce rassemblement et en interpellant les donneurs d’ordre comme les autorités politiques.
Notre but n’est pas de faire justice. Notre but est d’alerter, de visibiliser la question de la mort au travail qui est bien trop souvent un sujet tabou.
Derrière les chiffres et les statistiques des morts et des accidents graves au travail, il y a des êtres humains : des parents, des enfants, des frères, des sœurs, des ami·es, des collègues, toutes et tous impacté·es par ces drames avant tout humains.
Car derrière chaque nom, il y a des conditions de travail dégradées, des moyens insuffisants, des pressions insoutenables, des délais impossibles, des équipements obsolètes, des formations inadaptées. Et derrière chaque nom, il y a des responsabilités — ceux qui décident, ceux qui commandent, ceux qui sous-traitent, ceux qui comptent les profits plutôt que les vies.
En 2025, au moins 74 travailleuses et travailleurs sont morts au travail dans le Pays Basque.
C’est un chiffre tragique, mais non officiellement consolidé par les États. Ce chiffre n’a rien d’officiel, et pour cause : les États rechignent à reconnaître la problématique des morts au travail. Il n’existe aucune comptabilité fiable dans ce domaine.
Nous exigeons :
- Plus de moyens pour la prévention : des formations obligatoires, des inspections renforcées, des équipements adaptés, des procédures sécurisées ;
- Plus de respect des droits : des temps de travail, pauses, contrats, ...
- Plus de justice : que les responsabilités soient établies, que la justice soit rendue aux familles ;
Notre protocole intersyndical est malheureusement une fois de plus activé. Nous invitons les travailleuses et les travailleurs à exiger plus de moyens pour la prévention contre les accidents du travail et pour leur sécurité. Nous invitons également les organisations syndicales et tous les travailleurs et travailleuses qui le souhaitent à rejoindre cette démarche unitaire.
Nous voulons que chaque chantier soit un lieu de vie, pas de mort. Nous voulons que chaque travailleuse et travailleur rentre à la maison en bonne santé après le travail. Nous exigeons que l’État prenne à bras le corps cette question encore tabou des accidents mortels au travail.
Avant de nous dire au-revoir, nous avons proposé une minute d’applaudissements en hommage à notre camarade mort au travail et pour le rétablissement rapide de son collègue blessé.








Iruzkinak
Idatzi iruzkina
Iruzkinak egiteko aukera desgaituta dago