28 avril | Mobilisation à Bitirina
Cette année, ce 28 avril est un peu spécial, puisque nous avons décidé de nous emparer de cette date pour dénoncer le dernier accident mortel qui s’est produit au Pays Basque dans cette commune de Beyrie-sur-Joyeuse.
Nous avons appelé au rassemblement à l'occasion de la Journée internationale pour la santé et la sécurité au travail, CGT Construction, FSU, LAB et Solidaires Pays Basque.
Cette année, ce 28 avril est un peu spécial, puisque nous avons décidé de nous emparer de cette date pour dénoncer le dernier accident mortel qui s’est produit au Pays Basque dans cette commune de Beyrie-sur-Joyeuse.
Nos premières pensées vont à la famille, aux ami·es et aux collègues de la victime. Le lundi 30 mars dernier, un travailleur a été retrouvé mort sur son chantier d’installation de fibre optique, alors qu’il y travaillait seul.
C’est la raison pour laquelle, suivant notre protocole intersyndical, nous avons décidé d’organiser ce rassemblement devant la mairie de Beyrie-sur-Joyeuse. Nous tenons à préciser que notre volonté n’est pas d’accuser quiconque à ce stade de l’enquête policière. Nous cherchons en revanche à visibiliser les accidents graves et mortels au travail.
En effet, la question des morts au travail est encore largement taboue dans notre société et dans les médias, même si nous pensons que nos actions régulières, reprises par la presse locale (que nous remercions d’être présente aujourd’hui encore), permettent de l’aborder autrement que par le prisme du fait divers.
Malheureusement, la précarité tue et les pouvoirs publics ont une grande et grave responsabilité sur cette question :
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L’État français tout d’abord, parce qu’il n’existe aucun moyen de connaître le nombre officiel d’accidents mortels liés au travail. Les seuls chiffres donnés ne prennent en compte ni les professions agricoles ni la fonction publique. Pourtant, nous savons toutes et tous que la mort est loin d’épargner ces travailleuses et travailleurs. Par ailleurs, il n’existe pas de réel plan ambitieux de protection des travailleuses et des travailleurs.
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Les collectivités territoriales ensuite, puisque bien souvent, elles sont les commanditaires des chantiers qui connaissent des accidents. Comme le conseil Départemental l’est dans ce dernier accident du travail mortel, le cas précédent pour le chantier d’Olhette, à Urrugne le 8 janvier dernier, l’était par la Communauté d’Agglomération Pays Basque. C’est la raison pour laquelle nous tenions à interpeller les donneurs d’ordre publiques à l’occasion de ce 28 avril.
Encore une fois : nous n’accusons personne, ça n’est pas notre rôle. En revanche, nous appelons à une prise de conscience collective : pouvoir publics, entreprises privées, tout le monde doit prendre ses responsabilités afin de réduire au maximum le risque d’accidents graves et mortels au travail, avec pour objectif « zero mort au travail ! » Les organisations syndicales, prenons également notre part, notamment en prenant en charge ce protocole intersyndical CGT Construction, FSU, LAB et Solidaires Pays Basque, contre les accidents graves et mortels au travail.
A chaque accident grave ou mortel, nous pouvons également accompagner les familles, lorsqu’elles le souhaitent, dans le cadre des procédures judiciaires.
Nous appelons une nouvelle fois les autres organisations syndicales à nous rejoindre, afin de gagner en visibilité et en efficacité.
Nous vous remercions encore une fois d’être venu·es aujourd’hui. Nous avons profité de cette mobilisation pour vous donner rendez-vous ce vendredi 1er mai 2026, pour la journée internationale des travailleuses à 11h à Baiona et à 10h30 à Maule, dans lesquels les revendications en faveur de la prévention contre les accidents graves et mortels au travail seront également portées.
D’autre part, le 23 juin, nous serons également aux cotés de la famille de Mohamed Kichoui pour le procès qui se tiendra à Bayonne, 4 ans après la chute de la grue Boulevard Alsace-Lorraine.
Enfin, nous vous invitons à respecter une minute de silence en hommage au travailleur décédé à Beyrie-sur-Joyeuse le 30 mars dernier, mais aussi :
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à Mohamed, grutier décédé à Bayonne le 9 mars 2022
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Agnès, enseignante décédée à Saint-Jean-de-Luz le 22 février 2023 ;
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au travailleur de 50 ans décédé dans un garage à Bayonne le 3 mars 2023
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Mikel, cordiste décédé le 7 mars 2023 à Tartas ;
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Issoufou, ouvrier du bâtiment décédé le 6 septembre 2023 à Urrugne ;
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aux deux marins décédés à Ciboure le 22 décembre 2023 ;
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à toutes les travailleuses et travailleurs victimes d’accidents graves et mortels liés au travail au Pays Basque et partout dans le monde
Merci à toutes et à tous, retrouvons-nous nombreuses et nombreux le 1er mai dans la rue !








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