LAB salue le travail des militant·e·s solidaires qui luttent pour que Euskal Herria soit une terre d’accueil
L’acquittement des personnes poursuivies pour l’action de 2024 ne fait que confirmer ce que LAB défend depuis le début : organiser la solidarité de classe n’est pas un délit, c’est au contraire un devoir.
La procédure judiciaire engagée à la suite de cette action de désobéissance menée en 2024 s’est étendue sur deux ans. Profitant du passage de milliers de personnes participant à Korrika en faveur de la langue basque entre Irun et Hendaia, un groupe de militant·es a traversé le pont de Santiago aux côtés de 36 personnes engagées dans un processus migratoire.
Cette action a été jugée, et le verdict est désormais connu : les sept militant·es poursuivi·es ont été relaxé·es. Le jugement confirme ce que LAB affirme depuis le départ : organiser la solidarité de classe n’est pas un crime, mais une responsabilité.
En soutien à cette action jugée, des milliers de citoyen·ne·s se sont également auto-inculpé·es, et des centaines d’organisations ont rejoint la campagne de dénonciation. LAB tient à saluer cette vague de solidarité et affirme clairement que ce jugement est le fruit de cette mobilisation collective. Il s’agit, en définitive, d’une victoire populaire. LAB souhaite également adresser tout le soutien et la fierté de l’ensemble de sa communauté aux personnes qui ont été jugées, et en particulier à ses propres membres poursuivi·e·s dans le cadre de cette action. Comme dans bien d’autres luttes, les militant·es du syndicat ont été pleinement engagé·es, et plusieurs d’entre eux et elles ont été poursuivi·es à cette occasion.
Ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu. Ce sont les lois et les politiques qui produisent la mort, le racisme et la violation systématique des droits — ainsi que les responsables politiques qui les promeuvent et les soutiennent, et les forces de police qui les appliquent — qui devraient être jugés. Car la solidarité n’est pas un délit. La migration n’est pas un délit.
De nombreuses raisons poussent les personnes à s’engager dans des parcours migratoires. Trop souvent, il s’agit de raisons politiques, économiques ou climatiques : des millions de personnes à travers le monde fuient la guerre, l’insécurité, la pauvreté et les violations de leurs droits. Elles subissent directement les conséquences du système capitaliste et colonial dans lequel nous vivons.
C’est ainsi que beaucoup arrivent sur nos territoires. Certain·es ne souhaitent que les traverser, d’autres veulent y construire un projet de vie digne. LAB dénonce la vision utilitariste et mercantile du patronat et des responsables politiques, qui tendent en permanence à réduire les personnes migrantes à une main-d’œuvre bon marché. LAB affirme au contraire que notre pays est une terre d’accueil ; il continuera à défendre toutes les personnes et tous les droits, ainsi que des processus migratoires libres et sûrs. S’il faut imposer des frontières, elles doivent l’être au capital, ainsi qu’aux discours et pratiques fascistes fondés sur la discrimination et la haine envers les travailleur·euses.
Ce procès ne marque ni un début ni une fin. LAB appelle à poursuivre et à approfondir l’action socio-syndicale antiraciste, et invite également les travailleur·euses à renforcer le travail en commun avec les organisations et collectifs qui s’organisent dans ce sens, et à continuer sur cette voie.








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